Montcalm
Un article de Armorial du Pays d'Oc.
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Généalogie de la Maison de Montcalm
Ce nom de Montcalm, devenu célèbre, est celui d’un mas des environs de Compeyre, cité dans les hommages de Lumenson, aux XIIème et XIV ème siècles. En pré-celtique "calm" désigne un endroit dénudé. Les Montcalm sortis de ce mas de Montcalm, au cours du XIIIème siècle s’établirent à Millau et y prospérèrent.
La filiation connue commence à
I. Simon de Montcalm, seigneur du Viala de Cornus, vivait au milieu du XIIIè siècle. Il eut pour fils :
II. Heyral de Montcalm, seigneur du Viala de Cornus, mort avant 1355. Il épouse en mars 1302, Reveillade de Chavanon, la fille légitime d’Astorg de Chavanon. Ils auront :
III. Bertrand de Montcalm, seigneur du Viala de Cornus. Mort à Millau, il fut enterré dans l’église des frères précheurs. Il aura un enfant dont la mère n’est pas connue :
IV. Bernard de Montcalm, seigneur du Viala de Cornus, teste le 4 octobre 1376, et voulut être enterré aux frères prêcheurs de Millau en la tombe de son père, mort à Millau en 1394, barbier chirurgien. Il épouse Romaine Folaquier, dont il eut :
V. Raymond de Montcalm, seigneur du Viala de Cornus, de St-Véran, mort avant 1457. Il fut le premier seigneur de St-Véran, il étudia la médecine à Montpellier, d’où il revint en 1404 avec le titre de Maître. Les Millavois l’élurent six fois consul. Médecin de Jean d’Armagnac, il lui louait ses services, en 1422, pour 200 écus d’or. Il acheta St-Véran vers 1427, à Brayde Ratier, c’est à cette date qu’on le trouve pour la première fois qualifié de noble. Rendit hommage le 7 septembre 1428 à Jean d'Armagnac, vicomte de Creissels, pour sa terre de St-Véran. Il acheta le 4 février 1441 de Bertrand de Vissée, quelques dépendances de St-Véran. Il épouse Aigline de Michelis (ou Miquel), ils eurent cinq enfants dont :
VI. Jean I de Montcalm, seigneur de St-Véran, de Tournemire, du Viala de Cornus, de la Baume, de Pradines et Lapanouse, né le 10 juin 1407, mort le 18 septembre 1479, âgé de 72 ans. Il fut Conseiller du Roy et maître des requêtes de l’hôtel par provisions du Roy données à Millau le 10 mai 1437 et dont il prêta serment entre les mains de l’évêque de Magdelone le 16ème du même mois. Il rendit hommage le 10 juillet 1462 pour sa terre de Saint-Véran à Jean, comte d’Armagnac, vicomte de Creissels, ayant dans la suite été accusé d’avoir adhéré au parti du Comte d’Armagnac[1]. Il testa le 17 juin 1485. Dans le livre de l’abbé Delpal il est dit mort le 17 juin 1485. Il épouse le lundi 6 octobre 1438, Jeanne de Gozon, morte le 5 novembre 1472, la fille légitime de Guy de Gozon et de Guillemette de Guers[2]. Ce couple aura sept enfants :
- Guilhaume né en 1439.
- Gui, à l’origine de la branche des barons de Montcalm, qui suit.
- Michelle, elle épousa Jean N, Seigneur de Rocosel (pas d’enfant connu)
- Eustache, fut religieux dans l’Abbaye de Nant et prieur de St-Sauveur du Larzac.
- Antoine, Protonotaire du St-Siège, prieur de Sénillac et de Suméne.
- Jean, Bénédictin dans l’Abbaye de Nant.
- Gaillard, mort le 9 novembre 1519 à Marguerittes (Gard), seigneur de Vauvert, fut employé par Charles VIII en plusieurs négociations et envoyé avec l’Evêque d’Albi et du Bouchage en plusieurs lieux pour de grandes affaires et exécuté à cause de cela de l’arrière ban du Rouergue. Il épousa le 20 de janvier 1494 Marguerite de Joyeuse, fille de Louis, baron de Joyeuse et de Marguerite Louvet, qui était veuve de Jean de Forestier, seigneur de Vauvert, Candiac et Marguerittes, qui avait acquis ses terres du Baron de la Voute, et qui les donna à sa femme. Gaillard de Montcalm se qualifia seigneur de Vauvert depuis qu’il l’eut épousée et c’est ainsi qu’il est nommé par Charles VIII dans les provisions de la charge de son maître d’hôtel ordinaire que ce prieur lui accorda à Lyon le 22 janvier 1495 (1496 en comptant l’année du 1er janvier). Le 28 du même mois, il prêta serment entre les mains de Perron Baschi. Le 17 juin de la même année, Charles VII lui fit don d’une amende de mille livres en reconnaissances des bons et agréables services qu’il lui avait rendus à la guerre ou autrement et pour un voyage que ce prince lui faisait faire, et qu’il ne voulait être connu. Louis XII le pourvoit aussi le 7 juillet 1501 d’une charge de maître d’hôtel. Il se trouva en qualité de baron de Vauvert aux Etats de Languedoc tenus en 1513. Il fut aussi Grand Baille de Gévaudan, gouverneur de Maruejouls, Capitaine et gouverneur de Greze. Marguerite de Joyeuse lui donna le 25 avril 1500 ces trois terres : Vauvert, Candiac et Marguerittes, qui lui causèrent un grand procès avec Louis de Lévis, seigneur de la Voute, avec lequel il transigea le 8 octobre 1515. La terre de Candiac lui resta et celles de Vauvert et Marguerittes, retournérent à Louis de Lévis. Il mourrut à Marguerittes le 9 novembre 1519. Il s’était remarié avec Marguerite de la Misse, veuve de Jean de Sarra, premier président du parlement de Toulouse, dont la fille épousa son neveu et son héritier.
VII. Guilhaume de Montcalm, seigneur de St-Véran, Tournemire et du Viala, né en 1439, mort 1515. Il était juge mage de Nîmes, le 9 février 1488 et lieutenant général du sénéchal du Rouergue et dénombra la terre de St-Véran le 16 février 1503, il testa le 12 avril 1505, chez M° Mercier de Millau Il épouse le Mardi 6 juillet 1479 (CM du même jour chez M° La Darsi) Delphine de Bérenger de la Berthoulène, la fille légitime de Bérenger, Raymond de Bérenger de la Berthoulène et de Bonne de Montvallat. Ce couple aura neuf enfants :
- Jean II, qui suit.
- Françoise, épouse Odon de Bonnami, seigneur de Peyre, ce couple aura un enfant : Odon.
- Gillion, bénédictin à Nant.
- Louis, Prieur commendataire de Millau, protonotaire et chanoine de l’église Cathédrale de Nîmes.
- François, Prieur de St-Sauveur du Larzac.
- Jacques, Chevalier de Rhodes, fit quittance de ses droits le 30 septembre 1509.
- Raymond, Bénédictin à St-André de Villeneuve, prieur de Ponsilhac, (Uzès).
- Hélix, épouse Jean Robert, Juge criminel de Nîmes, il n’y a pas d’enfants connus pour ce couple.
- Louise, épouse Jean de Guirard de Montarnal de Senergues, seigneur de Lapanouse.
VIII. Jean II de Montcalm, né le 15 décembre 1480, mort en 1540, seigneur de St-Véran, Tournemire, Candiac et de Cornus, seigneur de Candiac comme héritier de Gaillard de Montcalm, son oncle. Il était juge mage de Nîmes en 1503 et en 1532. Il donne son dénombrement devant le sénéchal de Nîmes le 17 avril 1514. Il rendit hommage à l’Evêque de Nîmes, procureur de Charles Duc d’Alençon et du vicomte de Creissels le 2 juin 1520 pour la seigneurie de St-Véran. Il fut l’un des commissaires du Roy aux Etats du Languedoc assemblés à Pézenas au mois d’Avril 1528. Il fut conseiller au grand conseil, commis en 1537, avec Savonières, général des finances en Languedoc, pour l’aliénation du domaine, et en 1529 pour l’emprunt sur le clergé, et pour tenir les grands jours en Velay. Il testa le 2 septembre 1540. Il avait épousé le 28 février 1506 Florette de Sarra, fille de Jean de Sarra, premier président du parlement de Toulouse, et de Marguerite de la Misse. Florette mérita par son savoir et son esprit d’être de la cour de Marguerite, Reine de Navarre, sœur de François Ier[3]. Ils eurent sept enfants :
- François, qui suit;
- Gabrielle, épouse le 19 juin 1543 Jean de Genas;
- Dauphine, épouse le 5 janvier 1526, Gabriel de Luche, Baron d’Aramon et de Varabregues, ambassadeur à Constantinople, le fils légitime de Jean de Luche et de Jeanne de Laudun.
- Françoise, épouse de François de Pavie, Seigneur de Servas.
- Isabelle, épouse le 19 novembre 1546 à Lezignan-Corbières (Aude) Charles de Bucelli, seigneur de la Mausson.
- Gabrielle, religieuse.
- Louis, prieur de Milhau en 1540. Il embrassa la R.P.R. et se maria avec l’abbesse de l’Arpajonie, tout en se réservant le tiers des revenus du prieuré, lequel se trouvait dans la famille depuis 1509.
IX. François de Montcalm, né en 1507, mort le 8 février 1574 à Lodève, seigneur de St-Véran, Tournemire et du Viala de Cornus. Il transigea le 15 mai 1547 avec Robert de Roquemartine, grand prieur de St-Gilles et confirma sa donation que Gaillard de Montcalm, son grand oncle, avait faite à l’ordre de St-Jean de Jérusalem, de la Selve Godesque, dans la terre de Vauvert, qui forme aujourd’hui la commanderie de la Selve, ayant succédé aux biens d’Isabeau, dame de la Mausson, sa sœur. Il transigea le 2 octobre 1553 avec Louis de Bucelli, seigneur de la Mausson. Il se battit en duel en Avignon avec Fulcrand de Montlaur, qui mourut de ses blessures, le 7 février 1551 et obtint des lettres de grâce au mois d’avril de la même année. Il était Capitaine des Galères et servit en cette qualité à plusieurs expéditions ou voyages de mer à Constantinople et à Naples, sous le prince de Salerne et le capitaine Poulain, général des galères. Il teste le 22 mai 1564, chez M° Sabatier à Nîmes. Il avait épousé le 27 juillet 1546 Louise de Porcelet, fille d’Honoré de Porcelet et de Marguerite de Pontève, veuve de Jean de Budos, baron de Portes et bisaïeule du grand Condé; testa le 29 juillet 1579). Elle le rendit père de huit enfants :
- Honoré, seigneur de St-Véran, né en 1547, mort en 1574. Il avait pris le parti des protestants, en 1562 s’empara de Beaucaire. Le 2 juin 1562, Ventaben, l’un des chefs des Catholiques, l’étant allé assiégé dans le château de Beaucaire, il s’y défendit si bien qu’il obligea de lever le siège. Il servit dans les troupes de Beaudisne qui défendit Montpellier contre le vicomte de Joyeuse, au mois de septembre de la même année. Le comte de Crussol, qui avait été choisi par les protestants pour être gouverneur de Languedoc, lui écrivit de Valence le 13 février 1563 pour le prier de se trouver à l’Assemblée qui devait se tenir à Nîmes pour examiner la conduite du Baron des Adrets que les protestants avoient fait arrêter à Valence au mois de janvier précédent. Il assista aux deux assemblées que les habitants de Nîmes tinrent le 30 août et le 4 septembre 1572 au sujet du massacre de la St-Barthélémy. Il y fut nommé avec François de Barrière, seigneur de Nages, pour veiller à la sûreté et à la garde de la ville, allant accompagner sa cousine Marguerite de Montcalm, femme d’Honoré de Roquefeuil, seigneur de Convertis, qui allait marier une de ses filles. Il fut tué par des voleurs qui l’attaquèrent près de Lodève vers le 8 février 1574 et qui ôtèrent à Honoré de Montcalm l’argent qu’il avait.
- Louis Ier, qui suit ;
- Louise, épouse en 1500 Claude de Vabres, seigneur de Beaufort, fils de Claude de Vabres et d’Anne de Gabriac ;
- Suzanne, épouse le 10 avril 1585 Antoine de Pujol, seigneur de Lanuejol et de Vébron ;
- Gabrielle, épouse le 24 octobre 1584 Guilhaume de Raimond, seigneur de Brignon et de Senilhac. En secondes noces, elle épouse Pierre de Blansac, seigneur de Valfons, Claret et Sauteirargues ;
- Dauphine, épouse le 07 août 1567 Claude de Banne, seigneur d’Avéjan et baron de Ferrayrolles. Elle fit une donation à Jacques son petit fils le 4 juin 1635.
- Marguerite, épouse le 18 juin 1560 Jean de Pélegrin, seigneur de la Roque Garceval, Montredon et Ste Marguerite ;
- Daniel, seigneur de Tournemire, mort le 4 septembre 1627 à Nîmes.
X. Louis Ier de Montcalm, seigneur de St-Véran, Candiac et Tournemire, né en 1548, mort le 13 octobre 1628 à Tournemire. Il teste le 3 avril 1600. Il avait épousé le 15 mai 1582 Marthe de Gozon, dame de Gozon, Mélac et St-Victor, fille de Jean de Gozon et de Marthe d’Azémar Montlaur. Ils eurent pour enfants :
- Louis II, qui suit ;
- Marthe, morte le 11 février 1651 à Nîmes, avait épousé le 30 avril 1610 Jean de Baudan, conseiller au présidial de Nîmes ;
- Gabrielle, épouse le 23 septembre 1605 Maurice de Baudan, seigneur de Vertric ;
- Marguerite, épouse le 28 août 1604 Jacques d’Hautevillle, conseiller à la chambre des comptes à Montpellier.
Louis de Montcalm épousa en secondes noces, le 11 août 1594, Anne de Clermont du Bosc, d’où :
- Magdeleine, née le 2 avril 1600, morte le 25 juillet 1669, avait épousé le 9 juin 1614 Louis de Freton, mort le 20 août 1625 ;
- François, seigneur de la Baume. Il commença à servir Capitaine dans le régiment de Chatillon, entretenu en Hollande sous Chatillon. Il fut Colonel d’un régiment d’infanterie sous le Duc de Rohan en 1628, la paix s’étant faite avec les protestants. L’année suivante Louis XIII lui donna un régiment. Il faisait la charge de maréchal de bataille à l’armée que commandait le Duc de Rohan dans la Valteline et il y mourut le premier juillet 1632.
Louis de Montcalm épousa en troisièmes noces, le 23 septembre 1612, Suzanne de La Tour.
XI. Louis II de Montcalm, seigneur de St-Véran, Candiac, Tournemire, la Baume, le Viala de Cornus, le Chatelet, Mélac, Gozon, St-Victor, Melvieu et Montredon, né en 1583, mort le 18 septembre 1659,fut pourvu en 1613 d’un office de conseiller en la chambre de l’Edit de Castres, fut envoyé par le Cardinal de Richelieu, pour faire la paix avec les protestants en 1629, pour la démolition des fortifications des villes de Nîmes, Millau et Alès, pour mener les milices des Cévennes au secours de Leucate en 1637 et pour découvrir les mêmes de Chavagnac en 1642. Il fut fait conseiller d’Etat d’ordinaire en 1644 et testa le 2 février 1658 et mourut le 18 septembre 1659. Il épouse le 27 mai 1610, Suzanne de Raspal, dame de St-Bénézet, fille de Firmin de Raspal et de Suzanne de Montgros, d’où :
- Louis III, qui suit ;
- Jacques + 07-08-1643 à Vatteline, Capitaine d’Infanterie.
- Marthe, épouse le 11 octobre 1640 (ou le 24 décembre 1638) Charles de Durand de Bonne, baron de Sénégas ;
- Suzanne, morte le 2 décembre 1695 à Thoard, avait épousé le 30 janvier 1650 Balthazar de Baschi, seigneur de St-Estève et autres places ;
- Gabrielle, morte en août 1708, dame de St-Benezet, avait épousé le 30 juin 1639 Louis de Bayard, baron de Ferriéres, seigneur de la Crouzette et de Barlas.
- Maurice, seigneur du Castelet ;
- Daniel, seigneur de la Baume, capitaine au régiment de Montpezac ;
- François, seigneur du Castelet, mort le 12 décembre 1660.
Louis de Montcalm épouse en secondes le 24 novembre 1632 Isabeaux de Bossuges, fille de Philippe de Bossuges et d’Anne de Bocaud, d’où :
- Françoise, morte en janvier 1708, avait épousé le 16 janvier 1662 François de La Tour, seigneur de Malerargues, paroisse de Thoiras (Gard) ;
- Jacques, mort le 7 août 1643
XII. Louis III de Montcalm, seigneur de St-Véran, Candiac, Tournemire, Gozon, St-Victor et Mélac, Conseiller à la chambre de l’Edit séant à Castres, né à Nîmes le 1er mars 1611, testa le 28 juin 1664 et mourut au château de Tournemire le 18 janvier 1669. Il avait épousé le 24 novembre 1632, Jeanne de Calvet, dame en partie de Gigean, fille de Guillaume Calvet, conseiller à la chambre des comptes de Montpellier et d’Isabeau de Bossuges, seconde femme de son père. Louis III favorisa la confection du nouveau compoix de St-Véran En 1661, le 20 septembre, il acheta au prix de 27 000 livres, tous les fiefs et droits de Seigneurie directe que François II de Malhac possédait à St-Véran, à la réserve d’Altayrac. Il devint ainsi le seul seigneur de St-Véran De son mariage avec Jeanne de Calvet, il eut :
- Pierre, né en 1634, mort le 8 avril 1695, seigneur de St-Véran, conseiller au parlement de Toulouse. Il épouse le 15 juin 1663, Magdeleine de Vignoles, fille de Gaspard de Vignoles et d’Eléonore d’Arpajon Broquiès, d’où :
- Louise Guionne, née le 19 février 1665, morte le 10 octobre 1740 à Genève ;
- Elisabeth, née en 1667, demoiselle de Gozon.
- Jean-Louis, qui suit ;
- Gaspard, né en 1643, Capitaine dans le régiment des Cuirassiers, il fut blessé à la bataille de Cassel le 16 janvier 1682 ;
- Daniel, né en 1645, tué le 11 avril 1667, Premier capitaine et commandant d’un bataillon dans le régiment de Turenne. Tué à la bataille de Cassel (59) ;
- Maurice, né en 1648, Capitaine dans le régiment de Condé, il fut blessé d’un coup de fauconneau (?) au siège de Naerdem en septembre 1673 ;
- Anne-Louise, née en 1650, morte le 13 novembre 1707, demoiselle de Candiac.
XIII. Jean-Louis Ier de Montcalm, né le 1er mars 1641, mort le 1er octobre 1713 à Candiac [Gard], seigneur de St-Victor. Il devint par le décès de son frère aîné, seigneur de St-Véran, de Candiac, de Tournemire de Gozon et de Mélac Il épouse le 26 janvier 1662 Judith de Valat, morte le 3 janvier 1680, dame de Gabriac, St-martin de Canulade, le Folaquier, St-Julien d’Arpaon, Beasse, Pierrefort, la Vigère et en partie de Pompidou, fille de Louis Barthélémy de Valat, seigneur de Roquetaillade et de Louise de Gabriac, d’où :
- Jean-Louis, Pierre, né en septembre 1668, mort le 28 mars 1746 au Viala du Tarn, seigneur de Mélac, Gozon, St-Victor, Melvieu, Montredon, Notre Dame du Bosc et du Castellet. Jean-Louis II avait dix sept ans en 1685 quand il abjura le Protestantisme, dans la chapelle de l’Evêché de Grenoble. Tempête et scandale chez les Montcalm, qui le déshéritèrent des biens libres de la famille. Il épouse le 17 novembre 1703 Magdeleine de Girard, fille de Jean-Paul de Girard et de Françoise de Trégouin de la Ricardelle, d’où :
- Louise, Françoise, née en janvier 1705, Abbesse cistercienne de Rieunette, au diocèse de Carcassonne ;
- Louis, Marcel, mort en 1726, reçu en 1724 comme page du Roy à la Grande Ecurie.
- Pierre, Claude, Gaspard, Joseph, né le 4 décembre 1720 à St-Victor, Page à la Petite Ecurie du Roy ;
- Louis, Jean-Pierre, Joseph, né le 8 janvier 1724 à St-Victor, mort en 1726, seigneur de Mélac, St Victor, Gozon et autres places.
- Esprite, Marguerite, épouse M. de La Devèze, seigneur de Naujac ;
- Thérèse, épouse M. du Pal de Besset, vicomte de Parlan, seigneur de Trébas ;
- Magdeleine, Religieuse bénédictine à l’Abbaye du monastère de Rodez ;
- Jean-Paul Joseph, Enseigne de vaisseau ;
- Marie, Sabine, Religieuse bénédictine à l’Abbaye du monastère de Rodez ;
- Albert, Déodat de Gozon , a servi dans les régiments de Navarre et de la marine ; né en septembre 1668.
- Louis, Daniel, qui suit ;
- Louise.
XIV. Louis Daniel de Montcalm, né le 23 septembre à Gabriac, mort le 13 septembre 1735 à Montpellier, seigneur de St-Véran, Tournemire, le Viala de Cornus, Lapanouse, St-Julien d’Arpaon, St-Martin, le Folaquier, Beasse, Pierrefort, la Vigère, Candiac et Vestric, baron de Gabriac. La consternation des Montcalm s’accrut encore, lorsque Louis Daniel, à son tour passa à la religion catholique. Avec lui finit le protestantisme des Montcalm. Il épouse le 30 avril 1708, Marie-Thérèse, Charlotte de Lauris de Castelane, fille de Joseph, Mathias de Lauris de Castelane et de Françoise de Vassadel. Ils auront cinq enfants :
- Louise, Françoise, Thérèse, née le 17 juin 1710 à Tournemire, épouse le 2 février 1728 Antoine Viel, seigneur de Lunas, mort le 26 août 1742 ;
- Joseph, Louis, qui suit ;
- Louise, Charlotte, née le 4 janvier 1714, épouse le 3 mars 1734 Gilbert de Massillan, Juge mage et président du présidial de Montpellier. ;
- Jean-Louis, Pierre, Elisabeth, né le 7 novembre 1719 à Candiac, mort le 7 octobre 1826 à l’âge de 106 ans, à Paris. Enterré le jour même dans l’église de St-Séverin. Il avait fait des progrès surprenants dans les langues Hébraïques, Grecques et latines et acquit des connaissances extraordinaires à son âge, par l’éducation de la nouvelle méthode du bureau typographique, dont l’auteur fit sur lui ses premières expériences ;
- Hernie, Macrine, née le 19 juillet 1723 à Candiac, demoiselle de Tournemire.
XV. Joseph, Louis de Montcalm, né le 28 février 1712 à Candiac, mort le 14 septembre 1759 à Québec, marquis et seigneur de St-Véran, Candiac, Tournemire, Cornus, Vestric, St-Julien d’Arpaon, baron de Gabriac. Fut fait enseigne dans le régiment d’Infanterie du Hainaut en août 1721, capitaine en septembre 1729, nommé Colonel du régiment d’Infanterie d’Auxerrois le 6 mars 1743 et chevalier de l’ordre de St-Louis le 12 avril de la même année. En 1746 il servit dans l’armée du maréchal de Maillabois en Italie qui le détacha le 1er mai avec quatre bataillons pour occuper le poste important d’Alicé près d’Acqui ou il y avait mille Piémontais qui se retirèrent à la vue des François. Le marquis de Montcalm fut établi dans Alicé pour y commander ; et la nuit du 9 au 10 de mai, ayant marché par des chemins impraticables, il enleva cent cinquante Barbets qui étaient dans Montabone à quatre lieues d’Alicé. En 1756, l’année de son départ pour le Canada, il fut promu maréchal de camp et bientôt après, lieutenant général. Il comptait à son actif cinq campagnes et sept blessures. Il arriva à Québec le 13 mai 1756. Il expira le matin du 14 septembre 1759. On mit le corps dans un cercueil de fortune, puis à 9 heures du soir, on le transporta dans le couvent des Ursulines, fondé 100 ans plus tôt, par sœur Marie de l’Incarnation, et on l’enterra dans un trou d’obus.
Il avait épousé le 3 octobre 1736 Angélique Louise Talon de Boulai, fille d’Omer Talon de Boulai, colonel du régiment d’Infanterie d’Orléans, et de Marie-Louise Mote, d’où cinq enfants, dont :
- Jean-Pierre, qui suit ;
- Pauline, née vers 1750, demoiselle de Tournemire ;
- Marie-Antoinette, demoiselle de St-Véran.
XVI. Jean-Pierre de Montcalm, né en 1739, mort en 1815, Maréchal de camp, dernier seigneur de St-Véran. Fils aîné, fut soldat et servit au régiment de Montcalm-Cavalerie et devint maréchal de Camp. Il devait être élu, en 1789, député de la sénéchaussée de Carcassonne aux Etats Généraux, il dut émigrer, puis devenir lieutenant général en 1814 et mourir en 1815. Il épouse N de Lévis, qui le rendit père de :
- Dieudonné, qui suit ;
- Hippolyte, doté d’un détestable caractère, tout à la fois acariâtre et violent et entre autres défauts, possédait celui d’une sordide avarice. Il épouse Armandine de Richelieu. Ils n’eurent qu’un enfant mort en bas âge, et se séparèrent en 1808.
XVII. Dieudonné, comte de Montcalm, Officier des gardes de Monsieur, Colonel, aide de camp honoraire de Mgr le duc d’Angoulême, officier de la Légion d’Honneur. Il a épousé Tony de Sainte-Maure, fille d’un pair de, d’où :
- Victor, qui suit ;
- Marie, qui épouse Léon, comte de Banne d’Avéjan.
XVIII. Victor, marquis de Montcalm, a épousé sa cousine Gabrielle de Montcalm-Gozon, dont il n’a pas eu d’enfants. Il a adopté Charles de Barbeyrac, marquis de Saint-Maurice, auquel il a donné son nom et ses armes.
Branche des barons de Montcalm
VII. Gui de Montcalm, épousa Marguerite de Lageret, ils eurent cinq enfants :
- Françoise, qui épouse Jacques Sarras, sans postérité connue ;
- Agnès;
- Hélix;
- Odon, prieur de St-Théodorite du Larzac, vicaire général de l’abbaye de St-André d’Avignon, dont il était Camerié.
- Gaillard, qui suit.
VIII. Gaillard de Montcalm, Juge mage de Nîmes le 18 avril 1542, teste le 20 juillet 1565. Il épousa Monde de Combes, Dame de Montclus et autres lieux, la fille légitime de Philippe de Combes et d’Yolande de Bozène. Ce couple aura six enfants :
- Anne, née en 1515, morte le 21 décemre 1596 à Nîmes, épouse le 6 février 1538 Jean de Boileau, mort le 23 octobre 1562, seigneur de Castelnau et de Ste-Croix au diocèse d’Uzès.
- Catherine, née en 1516, morte peu après avoir testé le 10 avril 1598 à Nîmes, épouse par contrat du 28 mars 1543 Ermengaud de Faucon, seigneur de Souvignargues, puis à son décès elle se remarie par contrat du 19 juillet 1564 Noël AUBERT, seigneur de Saint Auban.
- Robert, dit Jean, né en 1542. Il fut d’abord avocat au grand conseil et puis maître des requêtes ; il fut commis en 1572 avec Guillaume de la Morgnon pour connaître des désordres au fait des gabelles en Dauphiné et en Provence et ce fut alors qu’il fit connaissance avec Jacques Auguste de thous, qui le nomma Jean au lieu de Robert. Il fut pourvu le 15 novembre 1575 d’une charge de Président au Parlement d’Aix. M. de Thou ayant passé dans cette ville au mois d’octobre 1582, il lui fit voir tout ce qu’il y avait de remarquable et ce grand historien racontant cela dans ses mémoires se loue fort de sa politesse. Il contribua à l’utilité et à l’embellissement de la ville d’Arles par un aqueduc, des moulins et en laissant à l’hôpital six mille écus d’or. Il fit son testament le 6 janvier 1578 et un codicille le 20 octobre 1585 et mourut deux jours après à Arles. Blanche de Châteauneuf, sa femme, fille de Trophinne de Châteauneuf, seigneur de Molegez, et d’Anne de Renaud, lui fit élever un monument dans l’église de Saint Trophime où on lit son épitaphe. Elle était veuve de George d’Aubret, et elle testa le 24 septembre 1589.
- Marguerite, épouse Honoré de Roquefeuil, seigneur de Convertis ;
- Charles, seigneur du Castelet, Isle dans le Rhône, épouse Françoise de Merle, d’où :
- Gaillard Esprit, seigneur du Castelet, mort le 2 mai 1642, testa le 16 décembre 1641 en faveur de Louis de Montcalm, seigneur de Candiac, son cousin, Robert de Montcalm, capucin et Ferdinand de Montcalm Castelet, reçu chevalier de Malte en 1589 ; Jeanne de Montcalm, femme de N. de Bellon de Molezon.
- Jean, qui suit.
IX. Jean de Montcalm, baron de Montclus, seigneur de Tresques, Issirac, St-André, de Roquepertus, le Gard et Orgnac, Juge mage de Nîmes par la résignation de son père, fut pourvu le 24 février 1551 et reçu au Parlement le 18 août 1552. Il présida en cette qualité aux assemblées que tinrent les habitants de Nîmes et à l’occasion de la St-Barthélemy dont il empêcha les désordres. Henry III lui donna le 4 mars 1579 une pension de cent écus en récompense des services que lui et ses antécesseurs de la maison de Montcalm, rendaient depuis trois cens ans à la couronne. Il vendit sa charge en 1589 à Louis de Rochemore. Il épousa Suzanne de Lestrange, fille de Louis de Lestrange, baron de Boulogne, chevalier de l’ordre et de Marie de Langeac, veuve d’Antoine de Vogüé, seigneur de Sainte Colombe. De cette union naquirent :
- Louis, né vers 1563, baron de Montclus, qui fut capitaine des chevaux légers et ayant assiégé Marguerittes, bourg à une lieue de Nîmes, que les protestants avoient fortifié, il le prit mais il reçut une blessure dont il mourut le même jour le 21 septembre 1587 n’étant âgé que de vingt quatre ans. Il fut enterré en Avignon dans l’église de Minimes ou on lui éleva un tombeau.
- Marie, épouse le 7 janvier 1582, Jacques de Nicolaï, seigneur de Mées, de Cavillargues et en partie de Sabran et de Bagnols..
- Anne, qui suit.
X. Anne de Montcalm, baron de Montclus, seigneur de Tresques, épouse Jeanne de Fay, fille de Jean de Fay et de Marie de Montmorency, dont il eut :
- Françoise, épouse le 21 juin 1634, Antoine du Roure, comte de St-Remezy.
- Jean, qui suit.
XI. Jean de Montcalm, baron de Montclus, seigneur de Tresques, mort avant 1641. Il teste le 27-09-1637. Il avait épousé le 19 juin 1628, Anne Gabrielle d’Audibert, fille de Charles d’Audibert et de Marguerite d’Albert, d’où :
- Gabrielle, née en 1636, épouse le 24 janvier 1651 Jacques de Vivet, seigneur de St-André ;
- Jeanne, religieuse Ursuline en Avignon en 1650 ;
- Marguerite, reçue religieuse Ursuline à Alès le 6 mai 1643 ;
- Marie, dame de Montclus et de Tresques, épouse le 25 août 1647 Louis de Vivet, président en la cour des aides à Montpellier. Elle fut grand’mère de François de Vivet, évêque de St-Brieuc, sacré en mai 1724 et qui a hérité du marquisat de Montclus, de celui de Montpezat et de toutes les autres terres de sa maison
Notes
- ? Il fut pris et mené à Tours, avec Guillaume et Gaillard de Montcalm, deux de ses enfants et tous ses biens et ceux de son fils aîné, furent confisqués ; mais Louis XI mieux informé, reconnut leur innocence et les rétablit dans tous leurs biens par lettres patentes données aux Monteils le 21 mars 1471. Il lui permit d’ajouter une tour à ses armes et lui donna comme devise : "Mon innocence est ma forteresse". Il était juge mage de Nîmes en 1473 et en cette qualité et celle de lieutenant d’Antoine Chateauneuf, sénéchal de Beaucaire, il reçut le 21 janvier 1477 l’hommage de Jean, Evêque de Magdelone. Charles, comte d’Armagnac, ayant pris les armes contre Louis XI, assiégea et prit son château fort de St-Véran ; mais ce comte ayant été arrêté prisonnier, ses biens furent donnés à Catherine de Foix, sa femme, en représentation de sa dot, mais à condition d’indemniser les gentilshommes attachés au Roy, de leurs portes ; et notamment Jean de Montcalm, qui restera en possession de toute la vicomté de Creissels et Baronnie de Meirueis, jusqu’à ce qu’on l’ait satisfait. La comtesse d’Armagnac transigea le 26 décembre 1481 avec Jean de Montcalm, et lui céda tous les droits seigneuriaux qu’elle avait dans les terres de St-Véran, Lanuéjol et Montjardin.
- ? elle était petite nièce de Déodat de Gozon, grand maître de Rhodes, si connu par la mort du dragon dont il délivra cette île.
- ? A sa mort, Claude Baduel, de Nîmes, connu par plusieurs ouvrages, prononça son oraison funèbre en latin. Elle fut imprimée à Lion par Etienne Dolet en 1542 sous le titre "de oratio funébris Floretta SARRASIOE, uxoris Domini Sancti Verani a Claudie BADUELLO némausensi" avec une Epître dédicatoire à la Reine Margueritte et quelques Epitaphes latins en prose et en vers ; elle fut traduite en François par Charles Rozel, avocat de Nîmes et imprimée à Lyon.
Principales sources
- M. Maurice Miquel, travaux personnels
- Marquis d'Aubais
- Titres originaux conservés au Château de Candiac, diocèse de Nîmes
- Guerres du Comtat Venaissin par PERUSSIT,manuscrits sous l’an 1574
- Journal du Duc de Montmorency1587
- Mémoires et manuscrits conservés dans la bibliothèque d'Aubais
- Histoire et mémoires de M. de Thou
- Mémoires de Rohan
- Histoire des sénéchaux de Nîmes par Guéran
- Procès verbaux des Etats de Languedoc.

