Lescure

Un article de Armorial du Pays d'Oc.

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Sommaire

Généalogie de la Maison de Lescure

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Maison de Lescure: D'or, au lion d'azur
Maison de Salgues de Lescure: d'azur au lion d'or, qui est de Salgues, écartelé d'or au lion d'azur, qui est de Lescure
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Maison de Salgues de Lescure: d'azur au lion d'or, qui est de Salgues, écartelé d'or au lion d'azur, qui est de Lescure[1]

La maison de Lescure possède depuis le début du 11è siècle la terre de Lescure, en Albigeois.


Cette terre appartenait au roi Robert le Pieux, qui l'avait eu de sa femme Constance, fille du comte de Toulouse. Robert donna cette terre au Pape Sylvestre II, qui avait été son précepteur sous le nom de Gerbert. Sergius IV, Pape de 1009 à 1012, inféoda Lescure à Védian Ier, sous la redevance de 10 sous raymondins. Le village de lescure est restée terre papale jusqu'à la Révolution de 1789. A cette époque, le chevalier payait deux deniers, la population un certain tribu et au final, 7 à 8 livres étaient versées au Vatican.


La maison de Lescure s'éteint par le mariage en 1387 d'Hélix avec Durand de Salgues, qui relevera le nom et poursuivra la lignée, jusqu'à la mort le 4 novembre 1793 de Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure, général de l'Armée Catholique et Royale, surnommé le saint du Poitou. Biographie du marquis de Lescure


Il existe d'autres branches de Lescure dont nous rapportons après la filiation, qui ne sont pas rattachés à celle exposée.


Maison de Lescure en Albigeois

I. Védian Ier de Lescure, fut père de :

  1. Humbert, qui suit;
  2. Raymond;
  3. Sicard.

Les trois frères rendirent hommage pour leurs terres de Lescure au Pape Calixte II (1119-1124). Ils sont encore co-seigneurs de Lescure en 1140 (Lettre d'Innocent II)


II. Humbert, co-seigneur de Lescure, apparaît avec son fils dans les actes de vente de 1176 et 1177. Il obtint du Pape Alexandre III la confirmation de ses privilèges, ainsi que de nouveaux, dont celui de ne jamais être excommunié. Il fut probablement[2] père de :


III. Raymond Ier, seigneur de Lescure, attesté en 1177[3], mort vers 1210, assista le Pape pendant la guerre contre les cathares. Les troupes catholiques campèrent en juillet 1181, au château de Lescure avant la prise de Lavaur. Il eut pour fils :

  1. Védian, qui suit;
  2. Gaillard;
  3. Adhémar, qui se rendit à Rome rendre hommage en personne pour les terres de Lescure au Pape Innocent III[4].

Les trois frères apparaissent dans un acte d'accord passé en 1198.


Dans le même temps vivaient au château de Lescure, au moment de la prise du château par Simon de Montfort en 1223, avec leur mère Saisse, veuve de Guillaume-Bernard de Lescure:

  1. Guillaume-Bernard;
  2. Bertrand.

Ils étaient probablement descendants de Raymond ou de Sicard de Lescure.


IV. Védian II de Lescure, attesté en 1198 (acte d'accord) et en 1212 (bulle papale), fait rédiger avec ses frères les coutumes de la seigneurie de Lescure en 1214 par Guillaume Pierre, juge d'Albi. Il fut père de :


V. Raymond II de Lescure, chevalier, seigneur du château de Lescure, né vers 1203, cité dans un accord avec l'évêque d'Albi en 1234, et dans un litige en 1275, fait rédiger à nouveau les coutumes du lieu en 1240, fait confirmer le 31 janvier 1268 par le Pape Clément IV la bulle émise par Innocent III. Il meurt en 1283, âgé d'environ 80 ans. Il fut père de :


VI. Védian III de Lescure, chevalier, seigneur baron de Lescure, mort en août 1293, cité dans divers actes de 1268 à 1293. Il avait épousé Agnès de Penne, fille de Bernard de Penne et d'Adélaïde de Barasc, dont il eut :

  1. Sicard, qui suit;
  2. Saurimonde, morte en 1317, épousa Barthélémy de Caylus, seigneur de Rebourguil Saint-Affrique.


VII. Sicard II de Lescure, né vers 1270, mort en 1333, cité de 1299[5] à 1333, épouse Hélix, dont il eut :

  1. Sicard, chanoine de Sainte-Cécile d'Albi;
  2. Raymond, qui suit.


VIII. Raymond III de Lescure, épouse en 1312 Jeanne de Monestiès, fille de Pons ou Ratier de Monestiès et de dame Comtors. De cette union naquirent :

  1. Raymond, religieux[6];
  2. Hélix, qui épouse en 1332[7][8] Guillaume de Bellafaire, co-seigneur d'Auriac, au diocèse de Toulouse

Veuf un an après la naissance d'Hélix, Raymond III se remaria le 12 mai 1325 avec Aygline de Montclar, fille d'Olivier, vicomte de Montclar. Ils eurent pour enfants :

  1. Hélix, qui épouse Déodat Dupuy;
  2. Sicard, qui suit.


IX. Sicard III de Lescure, né en 1332, mort en 1400, épouse par contrat du 14 juillet 1350[9] Ermengarde de Gautier de Sauvignac, fille de Gautier, seigneur de Sauvignac. Sicard III connut de nombreux revers de fortunes, se lança dans des aventures guerrières incertaines, refusa ensuite de prêter main forte au Roi dans sa lutte contre les Anglais. Il fut ainsi condamné à de nombreuses reprises, excommunié une fois pour avoir assailli la résidence de l'évêque, etc... Il morcela ses terres afin de payer ses victimes, et s'empressa de marier sa fille Hélix pour qu'au moins son nom, si ce n'est sa fortune, lui survive. Il ett de sa femme Ermengarde :

  1. Louis, mort ne laissant que des filles qui moururent. Il meurt avant 1400;
  2. Hélix, religieuse en l'abbaye de Sainte-Catherine d'Albi;
  3. autre Hélix, qui continue la descendance;
  4. Esclarmonde, abbesse de Lescure en l'abbaye de Sainte-Catherine d'Albi;
  5. Marguerite, épouse Pierre de Bayne, chevalier, fils de Lucas de Bayne, seigneur de Rochefère.

Sicard III eut un fils illégitime, Jean, bâtard de Lescure, qui fut nommé légataire d'Aygline de Montclar, sa grand-mère, en 1393.


X. Hélix de Lescure, héritière du nom et des armes de l'antique maison de Lescure, épouse en 1387 Durand de Salgues, damoiseau puis chevalier en 1405, seigneur de Salgues en Quercy, à condition que sa descendance relève le nom. Ils eurent:

  1. Pierre, qui suit;
  2. Antoine de Salgues, qui hérite des biens de sa famille en Limousin et en Quercy;
  3. Aygline, épouse en 1407 Aldebert d'Arpajon, fils de Jean d'Arpajon et d'Hélix de Serrières.


XI. Pierre II de Salgues de Lescure, baron de Lescure, épouse vers 1416 Jeanne de Landorre, fille de Ratier de Landorre et d'Eustachie de Vivens. Il rend hommage pour ses terres en 1424 au Pape Martin V. Le château de Lescure fut pris d'assaut en 1435 et occupé au moins 3 ans par Rodrigo de Villandraut, chef de l'une des bandes de routiers qui infestaient le Languedoc. Il eut pour enfants:

  1. Pierre, qui suit;
  2. Guillaume, baron de Landorre en Rouergue, mourut à plus de 70 ans sans posterité, après avoir disposé d'une grande partie de ses biens en faveur de Jean de Lescure, son petit-neveu;
  3. Hugues, mort jeune et sans alliance;
  4. Bernard, auteur de la branche des seigneurs de Fontanon;
  5. Hélix, femme du seigneur de Castaing;
  6. Cécile, épouse Antoine Raulet, écuyer, seigneur de Jalenques et Montpeau;
  7. Aygline, épouse Guillaume d'Arpajon, seigneur de la Bastide, son cousin germain;
  8. Catherine, épouse Jean de Monestiès, fils de Guillaume de Monestiès.


XII. Pierre III de Salgues de Lescure, cité dans différents actes de 1473 à 1489, mourut vers 1493. Il avait épousé en premières noces Marie de Rabastens, fille de Philippe-Jean de Rabastens, vicomte de Paulin, et d'Hélix de Luzençon. Il eut de ce lit:

  1. Bernard, qui suit;
  2. Gabriel, ecclésiastique;
  3. Antoine, temoin de l'assassinat de son frère Bernard par Louis de Monestiès, et courut lui-même le danger de perdre la vie;
  4. Aygline;
  5. Jeanne, épouse vers 1470 Jean de Lémosy, seigneur d'Arches, de Bazelle et de Faix;
  6. Autre Jeanne;
  7. Anne, épouse Pierre de Clergue, seigneur de la Guimerie;
  8. Hélix.

Pierre III de Salgues de Lescure épouse en secondes noces[10] Fine alias Delphine de Lentilhac, fille de Déodat de Lentilhac et de Catherine Vigier. Ils eurent pour enfants:

  1. Déodat;
  2. Rose, qui épouse Olivier de Capriol


XIII. Bernard de Salgues de Lescure, écuyer, fit avec son père la campagne de Catalogne, où il tomba gravement malade. Il épousa en 1478, Catherine de Gozon, fille de Jean de Gozon, seigneur de Mélac, en Rouergue, et de Salvie d'Estaing. Il fut assassiné en 1483 par Louis de Monestiès, son cousin germain. Ce dernier, s'étant rendu au château de Lescure avec quelques compagnons pour le piller, passa son épée dans le corps de Bernard de Lescure qui tentait de le pourchasser. Il avait eu:

  1. Jean, qui suit;
  2. Pierre, écclésiastique;
  3. Salvie, épouse en premières noces Michel de Grammont, seigneur de Verdun et de Cadars en Rouergue, et en secondes noces Antoine de La Plagnolle.


XIV. Jean de Salgues de Lescure, seigneur et baron du château de Lescure, épouse le 5 mars 1514 Marguerite de Châteauneuf-Randon, fille de Sigismond de Châteauneuf-Randon et de Gabrielle du Tournel. Il teste le 6 septembre 1541 et meurt au printemps 1544. Il laisse pour descendance:

  1. Pierre, qui suit;
  2. François, seigneur de Pradines, meurt sans alliance en 1574;
  3. Isabeau, épouse le 8 février 1545 Philippe de Toulouse-Lautrec, vicomte de Montfa, tué à la défense de Metz, sous le Duc de Guise, en 1552, fils d'Antoine de Toulouse-Lautrec et de Séguine de Bar;
  4. Marguerite, épouse Raymond N...;
  5. Jeanne, religieuse à l'abbaye de Nonenque, en Rouergue;
  6. Bernardine, religieuse à l'abbaye de Nonenque, en Rouergue.


XV. Pierre IV de Salgues de Lescure, seigneur baron de Lescure, chevalier de l'ordre du Roi, teste le 11 décembre 1568, épouse par contrat du 12 mai 1561 Antoinette de Cajarc, dame de Trébons, fille de Paul, seigneur de Cajarc[11] et de Jeanne de Baulac. Ils eurent pour enfants:

  1. Louis, qui suit;
  2. François, qui fait la branche des seigneurs de Ledon;
  3. Jeanne, épouse en 1581 Raymond de Saint-Félix, seigneur d'Aussargues.


XVI. Louis de Salgues de Lescure, seigneur baron de Lescure, colonel, lieutenant-général de la province en 1614, gouverneur de Lombers, commandant dans l'Albigeois, épouse en premières noces Jeanne de La Valette-Parisot, en secondes noces Louise d'Elbène, fille de Julien d'Elbène, gentilhomme florentin, ambassadeur de la reine Catherine de Médicis en Pologne, en 1574, et de Catherine Tornaboni, en troisèmes noces Jeanne de Castelpers, fille de Jean de Castelpers, vicomte de Panat, et d'Anne de Lévis, et en quatrièmes noces en 1608 Cécile de la Roque-Bouillac, fille de Georges de La Roque-Bouillac et d'Antoinette de Baulac. Il eut de ce dernier lit:

  1. François, qui suit;
  2. Alphonse, prieur de Giroussens, mort en 1693;
  3. Jean, lieutenant du Roi en la citadelle de Montpellier, mort en 1652;
  4. Barthélémy, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, tué en Italie en 1639.


XVII. François de Salgues de Lescure, seigneur baron de Lescure, gouverneur de Lombers, teste le 30 septembre 1650, meurt la meme année, avait épousé en premières noces le 22 janvier 1632 Anne de Morlhon, et en secondes noces Anne de Tubières, fille de Jean de Tubières et d'Anne de Pestels, dame de Cayls. De son deuxième lit[12]:

  1. Louis, qui suit;
  2. Jean, évêque de Luçon, mort en 1723;
  3. Flotard, ecclésiastique;
  4. Gabriel, ecclésiastique;
  5. Alphonse, seigneur de Moulens, né le 18 septembre 1669, mort sans alliance;
  6. Jean, mort sans alliance en 1721;
  7. Ne..., épouse Henri de Grenier, marquis de Pléaux, sans descendance.


XVIII. Louis II de Salgues de Lescure, seigneur baron de Lescure, parvint au grade de colonel, épouse en 1669 Françoise de Montaut, dame de Saint-Sivié et de Visker, fille d'Etienne de Montaut et de Marie de Noé. Ils eurent:

  1. Alphonse, qui suit;
  2. Louis, chevalier de Lescure, capitaine de dragons et chevalier de Saint-Louis, mort sans alliance en 1765;
  3. François, abbé d'Obazine en Limousion, mort en 1728;
  4. Jean-Baptiste, abbé de Pontron, mort en 1752;
  5. un garçon mort jeune;
  6. plusieurs filles.


XIX. Alphonse de Salgues de Lescure, marquis de Lescure, capitaine de dragons et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, mourut en septembre 1734, avait épousé le 14 février 1724 Henriette-Elisabeth de Granges-Surgères, fille de François de Granges-Surgères, et de Françoise de La Cassaigne. Ils eurent pour enfants:

  1. un garçon mort jeune;
  2. une fille morte jeune;
  3. François-Alphonse, qui suit.


XX. François-Alphonse de Salgues de Lescure, marquis de Lescure, mestre de camp, lieutenant du régiment Dauphin-Dragons, menin de Monsieur le Dauphin, tué à la bataille de Plaisance le 16 juin 1746 alors qu'il commandait tout les dragons de l'armée. Il avait épousé le 15 février 1746 Agathe-Geneviève Sauvestre de Clisson, fille et héritière de Charles Sauvestre, comte de Clisson (Deux-Sèvres). Elle se trouva veuve alors qu'elle attendait leur premier enfant, qui suit.


XXI. Louis de Salgues de Lescure, marquis de Lescure, seigneur de Clisson, né le 24 novembre 1746 à La Rochelle, mestre de camp en second du régiment de Condé, maréchal de camp en 1784, meurt le 8 décembre 1784 à Ermenonville. Il avait épousé en premières noces le 17 juin 1765 Jeanne-Marie de Durfort, née en 1748, fille d'Aymeric-Joseph de Durfort, marquis de Civrac, et d'Anne-Marie de la Faurie de Monbadon. Jeanne-Marie mourut le 26 décembre 1766, à l'âge de 18 ans, après avoir donné naissance à:

  1. Louis-Marie, qui suit.

Louis de Salgues de Lescure épouse en secondes noces Anne-Marie-Thérèse de Sommièvre, dont il n'eut qu'une fille, morte en naissant, fille de Gaspard, comte de Sommièvre, et de Louise de Choiseul.


XXII. Louis-Marie de Salgues de Lescure, marquis de Lescure, général de l'Armée Catholique et Royale durant les guerres de Vendée, appelé le Saint du Poitoi, né à Versailles le 13 octobre 1766, filleul de Louis XVI, Roi de France, et de Madame Victoire de France, fut reçu le 20 mai 1780 à l'École-Militaire, d'où il sortit le 2 novembre 1782, pour entrer sous-lieutenant au régiment Royal-Piémont, cavalerie, commandé par le duc de Lorges, son oncle.[13]. Il avait épousé, le 27 octobre 1791, Marie-Louise-Victoire de Donissan, née le 22 octobre 1722 à Versailles, morte le 15 février 1857 à Orléans, fille unique de Guy-Joseph de Donissan, marquis de Citran, et de Marie-François de Durfort. Ils eurent trois enfants:

  1. Marie-Françoise-Simone-Victoire, née au château de Clisson le 31 octobre 1792, morte à la Rougeaudière, commune de Saint-Gereon, près Ancenis, le 24 décembre 1793;
  2. Joséphine-Anne-Marie-Perrine-Cyprienne, née dans la commune de Prinquiaux, près Savenay, le 20 avril 1794, morte le 2 mai suivant, baptisée mais non portée sur l'état-civil;
  3. Louise-Marie-Laurence-Dieudonnée, jumelle de la précédente, morte à Prinquiaux le 10 août 1795.


Branche des seigneurs de Ledon

XVI. François de Salgues de Lescure, épouse le 16 avril 1598 Françoise de La Tour, fille de Bertrand de La Tour et d'Isabeau d'Arpajon, dame de Ledon. Ils eurent:

  1. Alphonse, qui suit;
  2. Françoise, épouse en 1626 François de Teyssier.


XVII. Alphonse de Salgues de Lescure, seigneur de Ledon, épouse le 5 août 1629 Marguerite de Malroux, fille de Jacob de Malroux, baron de Laguépie, et de Marie de Canaye. De cette union naquirent:

  1. François, qui suit;
  2. Jacques;
  3. Louis;
  4. Madeleine, épouse Pierre de Saint-Maurice.

Alphonse et ses trois fils furent maintenus dans leur noblesse par jugement du 18 septembre 1669.


XVIII. François de Salgues de Lescure, seigneur de Ledon, épouse le 16 avril 1686 Françoise de Cassagne, fille de Bernard de Cassagen. Ils eurent:


XIX. Jacques de Salgues de Lescure, seigneur de Ledon, épouse Marie de Maillan, fille de Jean-François de Maillan et de Françoise de Loubeyrac. Ils eurent une fille:

  1. Marie-Anne, épouse Alexandre du Lac, seigneur de Montvert.


Branche des seigneurs de Fontanon

XII. Bernard de Salgues de Lescure, eut pour fils:


XIII. Antoine de Salgues de Lescure, eut pour fils:


XIV. Jean de Salgues de Lescure, épouse en 1488 Catherine d'Ornesan, fille d'Arnaud-Gilles d'Ornesan et de Marguerite de Barthès, dame d'Auradé. Ils eurent:


XV. Laurent de Salgues de Lescure, épouse en 1507 Jeanne de Toulouse-Lautrec, fille d'Augier de Toulouse-Lautrec. Ils eurent:


XVI. Augier de Salgues de Lescure, épouse Madeleine de Massas, dont deux filles:

  1. Anne, épouse en 1563 Jean-Roger de Comminges;
  2. Catherine, épouse en 1581 Gaspard d'Arnave.


Autres Lescure

I. Bertrand de Lescure, père de :

II. Olric de Lescure, père de :

III. Hugues de Lescure, père de :

IV. Raymond de Lescure, père de :

V. Bertrand de Lescure, épouse vers 1350, Marguerite de Fontanes, dont :
      VI.1. - Pierre, qui suit, BRANCHE A
      VI.2. - Guillaume, qui suivra, BRANCHE B



Branche A

VI. Pierre de Lescure, épouse en 1399, Flore de Gasquet, dont :
      VII.1. - Pierre, qui suit.
      VII.2. - Olivier de Lescure, épouse Jeanne-Barthémie de Bonnefous., dont :
          VIII. - Hélène de Lescure, épouse le 18 avril 1466, Pierre de La Valette Cuzoul, (fils de Fortuné, seigneur du Cuzoul et d'Horable de Pélégry), dont postérité.
      VII.3. – Beatrix de Lescure, épouse en 1413, Jean de Penne, seigneur de Gourdon, (fils d'Armand et de Marquèse de Gourdon), dont postérité.
      VII.4. - Bertrande de Lescure, épouse vers 1410, Jean de Bérail, (fils de Géraud et de Bertrande de Cazillac)..


VII. Pierre de Lescure, épouse en 1436, Anne des Prez, (fille de Bertrand, seigneur de Montpezat, et de Jacqueline de Cardaillac), dont :

VIII. Pierre de Lescure, épouse :
    vers 1490, |Issaline de Lautrec, (fille de Simon de Toulouse Lautrec, seigneur de Saint Germier, et de Catherine-Marguerite de Morlhon), dont :
      IX.3. - Antoine, qui suit.
      IX.4. - Anne de Lescure, épouse Bertrand de Marcilhac, (seigneur de La Bastide Capdenac), dont postérité.


X. Antoine de Lescure :
      XI. – Raymond de Lescure, épouse vers 1567, Anne d'Arpajon, (fille de Jacques, vicomte d'Hauterives, et de Charlotte de Castelpers), dont :
          XII.Alexandre de Lescure, épouse le 15 mars 1601, Isabelle de Saint Félix, (fille de Raymond, seigneur d'Aussargues, et d'Honrée du Faur), descendante de CLEMENT IV, pape.
    2°) a une relation avec Ne. N., dont :
      Jean, qui suit.


XI. Jean de Lescure, se marie en 1606, avec Jeanne de Bérail, (fille d'Antoine et de Marthe de Gozon), dont :
      XII.1. – Antoine de Lescure, épouse en 1626, Suzanne de Prévost, (fille d'Antoine et de Béatrix de la Valette Parisot), dont :
          XIII. – Aymeric de Lescure, épouse Marguerite de Puybéral, (fille de Jean, seigneur de Lestang de Savignac, et de Marguerite de Murat de Lestang), dont :
              XIV.1. – Louis de Lescure, épouse en 1681, Angélique d'Agens, (fille de Louis et de Christine de Garceval), dont :
                  XV. – Angélique.
              XIV.2. – Marguerite de Lescure, épouse en 1681, François Audouy, (fils de François et de Jeanne de Boyer de Malhac).
      XII.2.Gabrielle de Lescure, épouse en 1638, Charles de Vidal de Roumegous, (fille de Charles et d'Antoinette de Prix), dont postérité.

Branche B

VI. Guillaume de Lescure, fut père de :

VII. Raymond de Lescure, épouse vers 1435, Antoinette de Mancip, (fille de Bérenguier et d'Hélène de Gaillac), dont :
      VIII.1. – Pierre de Lescure, seigneur d'Auzits, épouse Isabelle de Ricard.
      VIII.2. – Jean de Lescure, épouse vers 1455, Mercende de Palais, dont : VIII.3. – Bertrand, qui suit.


VIII. Bertrand de Lescure, seigneur de Roquetaillade, épouse vers 1460, Gaugette de Roquetaillade, dont :

IX. Bérenger de Lescure, épouse vers 1485, Jeanne de Raffin, dont :

X. Pierre de Lescure, qui fut père de :

XI. Simon de Lescure, épouse vers 1535, Marie de Mandagout, (fille d'Adalbert et de Françoise de Saunhac), dont :
      XII.1. – François.
      XII.2. – Pierre de Lescure, seigneur de Roquetaillade, épouse en 1571, Louise de Roquefeuil, dont :
          XIII. – Marie de Lescure, dame de Mézerac, épouse le 8 novembre 1599, Jacques d'Urre, seigneur de Mézerac, écuyer de la petite écurie du roi, (fils de Jean et de Françoise de Cambis), dont postérité.
      XII.3. – Jean.



Notes

  1. ? Le maintenu de noblesse donne le blasonnement suivant:Ecartelé d'azur et d'or, au lion de l'un en l'autre.
  2. ? Humbert et son fils Raymond sont cités dans une lettre d'avril 1165 de Raymond Trencavel, vicomte de Béziers et d'Albi
  3. ? Acte conservé dans le trésor de Sainte-Cécile d'Albi
  4. ? Bulle datée de Latran le 3 des ides de novembre, l'an 15 de son pontificat (1212)
  5. ? Par acte du 10 des calendes de décembre 1293, il affranchit les habitants d'Albi de tous droits de leude ou péage dans l'entière étendue de ses domaines. Il est dit dans cet acte que Sicard n'a pas encore atteint sa 25è année
  6. ? M. de Courcelles précise qu'il meurt avant le mariage de sa soeur Hélix en 1332, donc jeune
  7. ? Contrat de mariage passé le 12 mai 1332 dans l'église de Saint-Michel de Lescure
  8. ? Son grand-père Sicard est présent
  9. ? Sicard est accompagné de ses oncles Arnaud et Bertrand de Montclar, Sicard n'ayant que 18 ans accomplis
  10. ? Selon certaines généalogies, le Pierre de Lescure qui épouse Fine est issu d'une autre famille. Nous suivi ici M. de Courcelles
  11. ? Il porte de gueules à la bande d'or
  12. ? D'après le marquis d'Aubais, Louis et Alphonse sont du premier lit.
  13. ? Je vous joins le texte intégral de M. de Courcelles: M. de Lescure était d'une éminente piété, passionné pour l'étude, plein de douceur et d'une timidité extrême. Isolé, même au milieu des cercles les plus brillants, où il était obligé de paraître, il partageait ses jours entre la méditation et les connaissances abstraites, qu'il cultivait avec succès, évitant avec soin les plaisirs bruyants et les distractions frivoles. Telles étaient les dispositions de son esprit lorsque la révolution éclata.
    Il fit partie de la première coalition royaliste formée, en 1791, par la noblesse du Poitou. Le but des coalisés était de s'emparer de la route de Lyon, et d'attendre les princes français émigrés, qui se trouvaient alors en Piémont. Les événements ayant déconcerté ce projet, M. de Lescure émigra à Tournay, d'où il revint près de son aïeule, qui venait d'être frappée d'apoplexie. Ce fut alors que son union, depuis longtemps projetée, avec sa cousine-germaine, la fille unique du marquis de Donnissan, s'accomplit, et fut célébrée dans les terres que son beau-père possédait en Guyenne. Après son mariage, M. de Lescure passa à Paris pour émigrer : les ordres du roi l'y retinrent. Il se trouvait au château des Tuileries le 20 juin 1792. Après le massacre du 10 août, il obtint, non sans beaucoup de difficultés, un passeport pour retourner dans ses terres, situées dans la partie du Poitou connue depuis sous le nom de la Vendée, où il était aimé et respecté de tout le pays. La levée de 300 000 hommes décrétée par la Convention, ayant commencé le soulèvement d'une partie de la Vendée, M. de Lescure et sa famille - sa femme, le marquis et la marquise de Donnissan, son beau-père et sa belle-mère, son cousin Etienne-Gaspard de Bernard de Marigny, officier de marine, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, etc. - furent arrêtés comme suspects, et conduits à Bressuire, où l'armée catholique les délivra le 2 mai 1795. M. de Lescure en devint un des principaux généraux. Le 5 du même mois, il commanda une colonne à l'attaque de Thouars, où s'était établi le général républicain Quétineau. Dans le fort de la mêlée, voyant les républicains s'ébranler, M. de Lescure se saisit d'un fusil, s'élance seul, et au milieu d'une grêle de balles et de mitraille dont ses vêtements sont criblés, jusque sur le pont de Vrine. Secondé bientôt par MM. de la Rochejaquelein et Forêt, et par un seul paysan, il traverse ce pont, en franchit les barricades, et montre le chemin de la ville aux Vendéens, qui accourent en foule, électrisés par cet exemple. Thouars capitula au moment où MM. de Lescure et de la Rochejaquelein y entraient d'assaut. A la prise de Fontenay, le 25 mai, M. de Lescure commandait l'aile gauche de l'armée royaliste. Voyant ses soldats hésiter à le suivre, il se porte seul à trente pas en avant, s'arrête, et crie : Vive le roi! Les républicains répondent par une décharge de six pièces de canon à mitraille. Les habits de M. de Lescure sont percés, un de ses éperons emporté et sa botte droite déchirée ; mais, n'ayant pas été blessé, il se tourna vers les siens, et leur cria : « Vous le voyez, mes amis, les bleus ne savent pas tirer! » A ces mots, les Vendéens prennent leur course et culbutent l'aile gauche de l'armée républicaine , qui fuit en désordre vers la ville, abandonnant son artillerie et sa caisse militaire. M. de Lescure , qui presse vivement les fuyards, entre le premier dans Fontenay; et, par une témérité qui faillit lui devenir fatale, seul avec MM. de Bonchamp et Forêt, qui étaient accourus pour le secourir, il se met à parcourir les rues, sommant les patriotes de mettre bas les armes, en leur garantissant toute sûreté pour leur vie. Le 10 juin, l'armée marcha contre la ville de Saumur. Chargé du commandement de celle des trois attaques qui présentait le plus d'obstacles, M. de Lescure s'avance avec l'aile gauche sur le pont Fouchard, tourne les redoutes des patriotes et force le passage : dans ce moment, une balle lui traverse le bras. Ses Vendéens, le voyant couvert de sang, commencent à fléchir. M. de Lescure aperçoit le danger : il fait promptement serrer son bras avec des mouchoirs, et continue pendant sept heures à commander les troupes, jusqu'à ce que Saumur fût tombé au pouvoir des royalistes. Ce fut à la suite de cette victoire, et sur la proposition de M. de Lescure, que Cathelineau, premier moteur de l'insurrection vendéenne, en fut nommé généralissime. Nous ne suivrons pas M. de Lescure dans toutes les opérations de cette guerre cruelle, où sa magnanimité envers les prisonniers républicains ne put se démentir un moment, même après l'incendie de son château de Clisson. C'est cette valeur généreuse et cette humanité sans bornes qui ont laissé sa mémoire en si grande vénération parmi ses ennemis. Lorsque M. d'Elbée fut proclamé généralissime des armées royales, M. de Lescure fut nommé général de tous les Poitevins de la grande armée. Au second combat de Luçon, le i4 août, lui et M. de Charette commandèrent l'aile gauche de l'armée, et commencèrent l'attaque. Déjà ils avaient fait plier leurs adversaires et pris cinq pièces de canon, lorsqu'un faux mouvement de la division du centre jeta parmi les royalistes un désordre dont les généraux républicains profitèrent : ce fut même à la suite de cette affaire qu'ils occupèrent Chantonnay, d'où ils furent chassés bientôt après, à la suite d'une victoire signalée. Le 12 septembre, M. de Lescure, à la tête de 2 000 Vendéens, marcha pour s'opposer aux républicains, qui cherchaient à s'organiser à Thouars, et qui, déjà, y avaient rassemblé un corps de 20 000 gardes nationaux. N'ayant pu vaincre la répugnance de ses soldats pour une attaque de nuit, il ne put s'avancer contre la ville qu'au matin. Le succès favorisa d'abord cette entreprise audacieuse ; mais un secours amené par le général Rey changea la face du combat, et M. de Lescure fit sa retraite en bon ordre. En résultat, cette attaque fit une impression qui retarda beaucoup l'entrée de cette colonne de Thouars dans la Vendée. Cependant l'armée de Mayence s'avançait victorieusement dans la Basse-Vendée. Les chefs royalistes, ralliant toutes leurs forces, se concentrèrent à Cholet. Le 19 septembre, une partie de cette armée vint se ranger en bataille entre Tiffauges et Cholet, faisant face à Torfou. Dès le premier feu, les Vendéens se déconcertent et veulent prendre la fuite. M. de Lescure s'élance à terre, prend un fusil, et s'écrie : « Y a-t-il quatre cents hommes assez braves pour mourir avec moi?» A cet appel, les gens de la paroisse des Echaubroignes, au nombre de 1 700, et des environs répondent à grands cris : Oui, nous vous suivrons partout où vous voudrez. Avec ces braves, M. de Lescure parvient à arrêter pendant deux heures les efforts des républicains, et à faire plier un de leurs bataillons. Sur ces entrefaites, M. de Bonchamp, avec sa division et les autres chefs, arrivant à son secours, les Vendéens reprennent l'offensive, et forcent l'ennemi à faire une retraite qui, sans une savante manœuvre du général Kléber, eût été désastreuse pour les troupes mayençaises qu'il commandait. Les affaires de Montaigu , de Clis- son et de Saint-Fulgent, les 21 et 23 septembre , offrirent à M. de Lescure de nouvelles occasions de se signaler. A la suite d'un combat, la ville de Châtillon était tombée au pouvoir des républicains. Deux jours après, M. de Lescure contribua à la réprise de cette ville. L'armée vendéenne marchant de nouveau au-devant de la grande armée républicaine, M. de Lescure, qui, avec sa division, suivait le chemin de Mortagne, rencontra l'ennemi dans les avenues du château de la Tremblaye. Le 15 octobre, s'étant porté en avant pour reconnaître le chemin, il monta sur un tertre; et, découvrant un bataillon ennemi à quinze pas, il crie à ses soldats : "Mes amis, en avant!" Au même instant, il est frappé d'une balle qui l'atteint près du sourcil gauche et sort derrière l'oreille. Dans la chaleur de cette attaque, ses soldats ne s'aperçurent pas d'abord que leur chef venait d'être frappé mortellement. Laissé pour mort sur le champ de bataille, M. de Lescure fut relevé par un fidèle domestique, qui, ayant reconnu que son maître respirait encore, lui fit donner des secours. Malgré ses souffrances, le marquis de Lescure fut porté à la suite de l'armée vendéenne, qui, pressée de toutes parts, se voyait contrainte de passer là Loire. Il aida encore de ses conseils ses braves compagnons d'armes, auxquels il ne cessait de donner l'exemple de la constance et de la résignation. Enfin, après une lente et douloureuse agonie, il mourut, pendant une des marches de l'armée, le 4 novembre 1793, entre Eruée et Fougères. Ainsi fut moissonné, à la fleur de l'âge, un guerrier dont les vertus chrétiennes et le plus pur héroïsme avaient rendu le nom cher et vénéré à toute la Vendée, M. de Lescure était le dernier rejeton de son ancienne et illustre maison


Sources

  • Dom Vayssète, Histoire générale du Languedoc, tome IV
  • Marquis d'Aubais, Pièces fugitives pour servir à l'Histoire de France, tome II
  • M. de Courcelles, Dictionnaire généalogique et héraldique des pairs de France, Lescure d'Albigeois, A Flaujaguet, imprimerie coopérative du sud-ouest.
  • M. François Magnet, travaux personnels.
  • Histoire de Lescure: ancien fief immédiat du Saint Siege, et de ses seigneurs, par l'abbé Henri Graule
  • Base Roglo (JL. Dega, M. Bacot, P. Ract Madoux, JP. de Palmas)
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